Dictionnaire amoureux de la laïcité

Le Canard Enchainé du mercredi 2 avril 2014

 

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Dictionnaire amoureux de la laïcité

La revue "Envol" de la fédération des oeuvres laïques, avril 2014

 

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Dictionnaire amoureux de la laïcité

  

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Marx quand même
Critique d’un lecteur sur Amazone

 

« Quel que soit le sujet, que l'on partage ses opinions ou pas, le talent d'Henri Pena-Ruiz est incontestable pour rendre accessible ce qui ne l'est pas. "Marx quand même" en est l'illustration parfaite. La démonstration, sans concession, coule de source. Quel talent ! »

  

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À l’école, le savoir permet l’émancipation
par Jean Romain

 

L’excellente collection « Corpus » des Editions Garnier-Flammarion vient de faire paraître un volume sur la laïcité. (« La laïcité », textes présentés par Henri Pena-Ruiz, GF No 3067, Paris, 2003).
Il s’agit là d’un livre nécessaire, tant il est vrai qu’une partie de l’avenir de nos sociétés se joue autour de la notion de laïcité, et ce d’autant que les religions et les sectes se disputent leurs fidèles sur la scène sociale et politique...

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Henri Pena-Ruiz, Le roman du monde. (Légendes philosophiques)
448 pages, Flammarion, Paris, 2001
par Alain Billecoq

 

S’il est vrai qu’il n’est pas d’initiation à la philosophie – car une initiation requiert elle-même une initiation et ainsi à l’infini -, il est tout aussi vrai qu’on introduit à la philosophie. Le roman du monde d’Henri Pena-Ruiz en administre la preuve...

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Henri Pena Ruiz. La laïcité
Collection GF Corpus,255 pages, 7,50 euros.
par Sylvie Rachet, professeur d'Histoire.

 

Le dernier livre de Henri Pena Ruiz, paru à la fin du mois d'Août, est un des plaisirs de la rentrée. Anthologie d'une quarantaine de textes choisis, présentés et commentés par l'auteur, il propose une réflexion raisonnée sur l'essence de la laïcité...

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Qu'est-ce que la laïcité ?
Le samedi 18 octobre 2003.

 

Henri Pena-Ruiz répond à la question… Ce livre est à lire absolument.

Partant pour Brest pour y tenir une réunion à l'invitation du CDAFAL, j'ai acheté le livre d'Henri Pena-Ruiz qui vient de paraître aux éditions folio…. Je pensais le parcourir et le lire plus tard…Ce fut impossible, je ne pouvais, malgré la fatigue accumulée, poser l'ouvrage…. Enfin un document complet, conceptuel qui s'appuie sur une argumentation très solide...

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Grandes légendes
par Béatrice Vallaeys

 

CONTES DÉFAITS Du Déluge à Don Quichotte, les mythes et les légendes universels en regard des valeurs d’aujourd’hui...

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Henri Pena-Ruiz

Dictionnaire amoureux de la laïcité
Edition PLON
Parution le 20 Février 2014. Prix : 25 euros

 

Il y a bien des motifs aujourd’hui d’aimer la laïcité. Celle-ci définit un cadre juridique et politique capable de faire vivre ensemble des hommes qui n’ont pas les mêmes convictions spirituelles ni les mêmes traditions. A l’heure où des populations très diverses se mêlent et se fondent dans les communautés nationales comme dans des creusets, il est devenu impératif de trouver le moyen de faire vivre la diversité sans renoncer à l’unité. La laïcité y pourvoit remarquablement. Elle ne se réduit pas à une simple sécularisation, car elle unit en émancipant, tout en préservant la sphère privée de chacun.

 

Histoire, géographie, philosophie, littérature, théologie, sociologie, droit, font de ce livre une véritable encyclopédie de la laïcité. On s’y promènera « à sauts et à gambades » pour en comprendre le sens et l’enjeu, admirer ses héros, goûter les beaux textes qu’elle a inspirés, mesurer sa dynamique aux divers points du globe. Un tour du monde des rapports entre politique et religion est proposé, pour nourrir la réflexion par une approche comparative: Europe, Inde, Japon, Mexique, Canada, Québec, Israel, Espagne, Belgique, Turquie, Etats-Unis, etc.


Un index général, en fin de volume, facilite les parcours de lecture et de recherche dans ce florilège de la culture laïque dont les 248 entrées permettent d'éclairer les questions vives de la laïcité.


Philosophe, écrivain, maître de conférences à Sciences-Po, Henri Pena-Ruiz a été lauréat du Prix de l’Instruction Publique en 2000 pour son livre Dieu et Marianne. Philosophie de la laïcité (PUF). Membre de la Commission Stasi sur la laïcité dans la République, il a écrit des livres remarqués sur l’émancipation humaine.

 

 

 

 

 

 

Henri Pena-Ruiz, Le roman du monde. (Légendes philosophiques)
448 pages, Flammarion, Paris, 2001

 

S’il est vrai qu’il n’est pas d’initiation à la philosophie - car une initiation requiert elle-même une initiation et ainsi à l’infini- , il est tout aussi vrai qu’on introduit à la philosophie. Le roman du monde d’Henri Pena-Ruiz en administre la preuve.

 

Introduire à la philosophie, c’est susciter l’étonnement qui est d’abord une surprise. Or, dans le cas présent, cette dernière provient de ce que l’on y découvre que la pensée, quelle qu’en soit la manifestation, est profondément sensible car c’est dans l’ensemble du champ de l’expérience humaine qu’elle puise son matériau et que se déploie son discours.


Certes, chacun devine que le romancier (Cervantès ou Balzac), le poète (Homère ou Calderon), le dramaturge (Sophocle ou Shakespeare) expriment leur vision du monde à travers leurs histoires, leurs aphorismes, leurs poèmes dont la signification est implicitement philosophique et que les récits de la Bible sont le terreau de nos pensées profondes. Encore faut-il le montrer ! Mais, certainement plus surprenant, il apprend que les philosophes – ces spécialistes de l’abstraction austère – savent, eux-aussi, user de légendes (le chant des cigales de Platon, par exemple), d’images (le nez de Cléopâtre de Pascal ou le bâton brisé de Descartes), de symboles (l’opium du peuple de Marx ou l’enfant de Nietzsche) et donner corps et vie à leurs concepts. Il faut le saisir aussi.


Ainsi, se fondant sur les exigences conjointement philosophiques et pédagogiques de cette perspective directrice, l’auteur choisit-il d’étudier ces morceaux de la mémoire poétique de l’humanité (en tout 93) qui ont façonné notre monde et notre regard sur lui. Et, parce qu’il procède à une lecture accueillante, à la fois rigoureuse et ouverte, il nous fait pénétrer dans l’univers critique qu’ils contiennent.


Dès lors on est installé de plain-pied en philosophie et la surprise a cédé la place à l’étonnement car l’on a pris soudainement conscience que la philosophie qui s’était mise à distance pour les méditer se situe au cœur des choses.

 

Le livre s’adresse à l’honnête homme amateur – au sens noble du terme – de philosophie, mais aussi à l’élève qui découvre ce que philosopher veut dire, et bien sûr au professeur qui y retrouve, revisités, les textes fondateurs qui nourrissent sa réflexion. Par delà les manuels et les anthologies qui saturent l’édition, il nous invite à prendre soin de nous-même.

 

Alain Billecoq

 

 

 

 

À l’école, le savoir permet l’émancipation
par Jean Romain

 

L’excellente collection « Corpus » des Editions Garnier-Flammarion vient de faire paraître un volume sur la laïcité. (« La laïcité », textes présentés par Henri Pena-Ruiz, GF No 3067, Paris, 2003).


Il s’agit là d’un livre nécessaire, tant il est vrai qu’une partie de l’avenir de nos sociétés se joue autour de la notion de laïcité, et ce d’autant que les religions et les sectes se disputent leurs fidèles sur la scène sociale et politique. Nous sommes arrivés à l’heure de pointe des dieux, et la réaffirmation de la distinction entre le domaine public et le domaine privé est plus que jamais importante. Cette anthologie classe les références textuelles selon un ordre thématique, et le dernier chapitre est entièrement consacré à l’école publique et laïque. On y trouve des réflexions de Condorcet, de Jaurès, de Jules Ferry ou de Catherine Kintzler.


Il est utile, alors que les opinions les plus esbrouffeuses sur l’école ont trouvé un écho jusque sur la table des ministres, de rappeler une chose d’apparence si simple : l’école publique doit se maintenir à l’écart des groupes de pression (religieux, mercantiles, idéologiques, etc.) qui perturbent le travail d’émancipation par la culture et par le savoir. Instruire, c’est disposer à l’universel, et pour cela, une distance momentanée avec les préoccupations quotidiennes est nécessaire. En ce sens, l’école n’est pas un lieu de vie.

 

Henri Pena-Ruiz rappelle dans son adroite préface :

 

« Le rôle même de l'école laïque, ouverte à tous, requiert une attention particulière de l'État à son égard. D'abord, une volonté politique de lui assurer la considération et le respect qui lui permette de remplir sa fonction et d'échapper aux différents groupes de pression qui, sous des prétextes divers, entendent supprimer « l'exception scolaire », c'est-à-dire le fait qu'un temps et un lieu soient dévolus à une ins-truction affranchie des limites de la situation ambiante. Il est important de redire sans cesse que l'école n'est pas un lieu quelconque où pourrait s'appliquer le même régime de liberté que dans la rue, entre adultes. Souvent mineurs, les élèves sont à l'école pour s'instruire et non pour agir en citoyens d'emblée formés. La préparation à la citoyenneté qui s'exercera à son heure ne peut présupposer comme acquis ce qu'il s'agit de faire advenir. Dès lors, sans considérer l'école comme un sanctuaire, il appartient aux politiques de lui assurer son autonomie par rapport aux différents milieux ambiants qui peuvent l'affecter, afin que l'instruction ne reflète pas les limites du quartier, voire les influences ou les pressions qui s'y exercent. »

 

Si on entend redonner son autorité à l’institution scolaire, il convient d’abord de renvoyer d’où elles viennent les théories fumeuses qui prétendent autre chose qu’en classe seul le savoir permet d’acquérir autonomie et jugement critique. Tout le reste, ou presque, n’est que poudre aux yeux, publicité néfaste, ou idéologie libertaire qui asservit les âmes.

 

Jean ROMAIN

Septembre 2003