Henri Pena-Ruiz : Quelques repères sur mes orientations.

 

La laïcité est une organisation de la puissance publique destinée à promouvoir à la fois la liberté de conscience, l’égalité de droits, et l'intérêt général. Elle rend ainsi possible la coexistence de personnes d'origines très diverses. Il ne s'agit pas de nier les différences mais de faire vivre une sphère commune à tous par-delà les options personnelles, dont aucun n'est privilégiée. Cet universalisme est source de paix.

 

La solidarité, c'est "le coeur qui pense"(Hugo). Au repli individualiste elle oppose une économie écologique et sociale. Un pour tous, tous pour un. La solidarité redistributive des services publics permet à tous d'accéder à la santé, à la culture, aux moyens matériels d'une vie humaine. Ecologie, justice sociale, et république donnent chair et vie aux droits fondamentaux qui sinon restent abstraits pour les plus démunis.

 

La culture universelle est l'héritage des plus belles conquêtes humaines. Un héritage source de plaisir mais aussi d'esprit critique et de lucidité sur le sens de notre présence au monde et de notre histoire. A rebours des enferments communautaristes et des traditions régressives, elle peut nous réunir en nous émancipant. Le sens du beau y rejoint celui du vrai et du juste. Partager la culture, c'est promouvoir l'humanité.

 

Un mot sur la philosophie.

 

La philosophie consiste à prendre soin de ses pensées, et de la conduite qui en découle. La sagesse à hauteur d'homme est de comprendre le monde et d'agir pour le rendre meilleur. Ainsi le devenir de toute l'humanité se découvre inséparable de l'existence personnelle. Laïcité, solidarité, et culture inscrivent alors la quête du bonheur pour tous dans la philosophie, et j'entends partager cet idéal dans mes inerventions publiques.